Essai détaillé web : Subaru Forester Boxer Diesel 2.0D
Les points forts: |
Les points faibles: |
+ Boxer Diesel super sous tout rapport !
+ Rapport performance/consommation
+ Confort (insonorisation, suspension)
+ Tenue de route tout temps (4x4)
+ Tarif, dotation riche et bien pensée
+ Bons sièges, habitabilité à l'arrière
+ Sérieux de fabrication |
- Bruits de roulement mal filtrés
- Commande de boîte rétive, mouvements à décomposer
- Suspension trop souple «à la limite»
- Options et individualisation limitées
- Place centrale arrière sacrifiée
- Fréquence des entretiens élevée
- Pas de boîte automatique |
Le tout premier boxer 2.0D de Subaru a séduit d'emblée avec 5
vitesses sous le capot de la Legacy. Il ne peut pas faire moins ni
pareil pour le nouveau Forester, doté d'une sixième vitesse.
Les occasions d'essayer un moteur d'un genre réellement nouveau sont si
rares qu'elles provoquent chez nous une énorme fébrilité. Subaru, qui
le sait, a échelonné le lancement des 3modèles de sa gamme Diesel
naissante. La Legacy 2.0D a fait ses débuts cet été. Le Forester 2.0D
est entre nos mains. L'Impreza 2.0D attendra la fin du mois. Ces trois
nouvelles affectations n'ont pas poussé le constructeur à renier sa
passion exclusive pour la transmission permanente aux 4 roues et
l'architecture boxer. Ce n'est pas Subaru qui s'adapte au Diesel, mais
le contraire.
Conduite : 148/200
Voici le premier Diesel Subaru. Pour mettre les choses à plat, le
constructeur japonais a conçu ce 2 litres avec 4 cylindres horizontaux
opposés. Une conformation de moteur sans laquelle Subaru ne serait pas
Subaru. Ça valait le coup de l'attendre, cet unique Boxer Diesel. Il a
toutes les caractéristiques de rendement d'un bon 4 cylindres en ligne,
avec le raffinement soyeux d'un 6 cylindres. La Legacy l'a étrenné avec
5 vitesses manuelles, le Forester le découvre avec 6 rapports qui
suppriment la réductrice. Hormis le sélecteur à manier en
(dé)composant, sa conduite est un régal de tous les instants.
Sécurité : 140/200
Le diamètre des disques avant a été accru pour faire face au poids
supplémentaire que représente le bloc Diesel. Tout en restant fidèle à
la transmission intégrale à 3 différentiels, le Forester utilise un
viscocoupleur central - pour reporter du couple sur l'essieu adhérent -
et un contrôle dynamique de stabilité (VDC) intégrant une aide au
démarrage en côte (HSA) ainsi qu'un antipatinage (TCS) qui rend
superflu l'autobloquant arrière. La distribution nominale du couple
entre les essieux est de 50%/50%. La configuration des arbres de
transmission est symétrique avec - grâce à l'architecture boxer -
l'avantage du centre de gravité situé très bas.
Confort : 168/200
Une Subaru a des suspensions souples, qu'elle soit «sportive» ou non.
Le Forester n'échappe pas à la règle, lui qui se veut le tout chemin
fait pour la conduite relaxée. La manière forte le fera sortir de son
assiette dans des délestages de train(s) - avant surtout, sans
conséquence pour la sérénité de comportement. Le son du boxer Diesel se
confond avec celui d'un boxer à essence... en mieux, parce qu'il monte
moins en régime et roucoule donc moins fort. Zéro vibration! Une
chaussée rugueuse provoque vite des bruits de roulement. Airco
(dégivrage/désembuage) de véhicule 4x4 tout temps !
Fonctionnalité : 144/200
Le Forester Diesel se singularise par la prise d'air de l'intercooler
sur le capot, comme au bon vieux temps où l'on «diésélisait» des
modèles à essence sans grosse modification. Chez Subaru, cette première
greffe a bien pris. C'est assurément la bonne, puisque le confort de
marche du 2.0D est supérieur à celui du 2.0. Pour le reste, le modèle à
gazole profite des atouts de la nouvelle carrosserie, à ceinture plus
haute, plus spacieuse, surtout à l'arrière et dans le coffre. La
dotation de base prévoit déjà les sièges avant chauffants, le dégivrage
des essuie-glace, les lave-phares... bref, un crossover pour l'hiver.
Budget : 160/200
La moyenne affichée par l'ordinateur nous a laissé le faux espoir
d'annoncer une conso d'essai inférieure à 8 l/100. Notre Forester
Diesel ne parvient pas à descendre en dessous de cette valeur, qui
reste flatteuse pour un 4x4 dont les 3 différentiels sont constamment
sollicités. Une conduite économique peut le cantonner dans les 6,5
l/100.Voilà qui fait oublier les mauvais bilans énergétiques des
générations de boxers à essence qui se sont succédé jusqu'ici. Ce
passage au gazole réussi nous permet de profiter enfin et sans retenue
des atouts du modèle avec, à la clé, une valeur résiduelle en nette
hausse.
Conclusion : 760/1000
Avec les années et à force de persévérer dans des voies originales,
Subaru a fini par focaliser un énorme capital de sympathie de la part
des amoureux de (sports) mécaniques. Le binôme transmission intégrale
et moteur boxer, magnifié par l'Impreza turbo (WRC, WRX ou STi), fait
toujours des dévots. Maintenant que le gazole se présente comme
alternative magistrale - à tout point de vue (performance, souplesse,
vivacité, sonorité, confort de marche, agrément de conduite et économie
à la pompe) -, toutes les objections sont levées. Au point de faire du
Forester Boxer Diesel un incontournable chez les SUV compacts. Un
maître achat, même, si l'on tient compte des prix pratiqués et de
l'image de sérieux de son constructeur!
moniteurautomobile.be
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